Générer de l'oxygène par la lumière — la photolyse d'un cristal oxydant
Au-delà de la protection électromagnétique, SeaSar explore une fonction vitale : produire de l'oxygène à la demande grâce à la seule lumière du soleil. Un cristal oxydant intégré se décompose sous l'effet des photons UV et libère du dioxygène (O₂) — une photolyse maîtrisée, pensée dès l'origine autour de la sécurité.
Les photons hν — surtout ultraviolets — rompent la liaison O–O du peroxyde, ce qui libère de l'oxygène en ne laissant que de l'eau comme sous-produit.
Principe général
Cristal oxydant
Un cristal riche en oxygène (peroxyde, chlorate ou percarbonate) sert de réservoir solide, stable tant qu'il n'est pas exposé à la lumière active.
Lumière du soleil
Le rayonnement solaire fournit des photons UV et visibles (hν) : c'est la source d'énergie qui déclenche la réaction, sans électricité ni chaleur externe.
Rupture de la liaison O–O
L'énergie photonique casse la liaison oxygène–oxygène du cristal, amorçant sa décomposition contrôlée.
Libération d'O₂
Le cristal se décompose et libère du dioxygène gazeux, récupéré par un micro-circuit de gaz — l'eau restant le seul résidu.
Ce qu'il faut pour que cela fonctionne
Un matériau solide, stable et photoréactif
Le H₂O₂ pur est trop instable et dangereux : on vise plutôt un peroxyde stabilisé, ou des liaisons peroxo enchâssées dans une matrice inerte (silice, polymère, sel) qui absorbe dans l'UV/bleu.
Un couplage efficace avec la lumière
Le cristal doit absorber dans l'ultraviolet et le bleu. Un photocatalyseur (TiO₂, ZnO) peut capter l'énergie lumineuse et la transférer au cristal pour amorcer la réaction.
Un design de module maîtrisé
Surface exposée au soleil (lamelles, billes, panneau), gestion de la chaleur pour éviter tout emballement, et micro-canaux + membrane pour récupérer proprement l'O₂.
Les grands enjeux
La sécurité avant tout
Tout oxydant solide qui libère de l'O₂ est potentiellement explosif. La stabilisation en matrice, le contrôle thermique et la limitation des quantités actives sont non négociables.
Durée de vie
Le cristal se consomme au fil des réactions : il faut prévoir sa recharge ou son remplacement, et suivre son état d'usure.
Rendement
Le procédé doit être comparé à des voies plus simples (séparation de l'air, photosynthèse) pour valider son intérêt réel en énergie et en oxygène produit.
Une conception pensée pour la sécurité
Parce qu'un oxydant solide reste une matière sensible, SeaSar privilégie des peroxydes stabilisés en faible quantité, confinés dans une matrice inerte, avec dissipation thermique active et récupération étanche du gaz. L'objectif : une libération d'oxygène douce, progressive et entièrement maîtrisée.